Josefina Barreix - Instrumento Óptico EP
Sortie le : 5 novembre 2017
On chronique rarement - trop sans doute - des sorties de l’année précédente mais il arrive évidemment qu’un coup de cœur inattendu nous tire de nos habitudes d’accrocs à l’actu toujours à l’affût de ce qui se passe dans l’instant. Chanteuse - ou plutôt en charge des susurrements et cris mi-acidulés mi-pervers voire parfois inspirés du folklore asiatique - du déjà bien barré combo noise/punk à cordes Blanco Teta (cf. ce réjouissant format court féministe, braillard et tourmenté), l’Argentine Josefina Barreix nous a ainsi tapé dans l’oreille avec son EP Instrumento Óptico découvert récemment via la superbe vidéo de concert ci-dessous.
Un projet "solo" (avec en renfort le claviériste et bidouilleur électronique Andrés Marino en plus d’une demi-douzaine d’invités aux cordes, chœurs et synthés tout de même) tout aussi baroque mais nettement plus atmosphérique, qui évoque autant la pop amniotique et tribale de sa compatriote Juana Molina pour les lignes vocales primales digitalement manipulées que la mélancolie électro cristalline du Japonais Cornelius ou même le Medúlla de Björk (pour les rythmiques organiques et autres bruits de bouche de Dysecdysis notamment).
En deux titres, Josefina Barreix dévoile un potentiel assez bluffant, s’aventurant même en terrain très déstructuré proche de la fantasmagorie sur l’étrange Incorporo qui fait la part belle au violoncelle, aux beats et aux claviers, avec ses fluctuations de tempo oniriques et son final à la croisée de l’IDM et de la musique sacrée.
Autant dire qu’avec à peine plus de 8 minutes à dégager de votre emploi du temps pour goûter cet "instrument optique" aux effets fortement synesthésiques, on vous en voudrait de passer à côté de cette découverte des Antipodes.


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