Fire ! Orchestra - Ritual

1. Ritual, Part 1
2. Ritual, Part 2
3. Ritual, Part 3
4. Ritual, Part 4
5. Ritual, Part 5

Sortie le : 29 avril 2016
À l’entame de ce quatrième opus de l’ensemble suédois on craint d’abord un adoucissement, dans la foulée de l’assoupissement - néanmoins libertaire et classieux - de She Sleeps, She Sleeps par Fire !-le-trio en janvier dernier : les incantations de Mariam Wallentin et Sofia Jernberg sont un peu trop posées, les montées de cuivres façon big band un brin datées, le groove un peu trop funkysant... mais ce serait sans compter sur le talent de Gustafsson et de sa troupe pour les dérèglements contrôlés. De fait, à mi-parcours, voilà que le saxo s’emballe par à-coups, les harmonies vocales qui virent baroques puis se déglinguent joyeusement et bientôt c’est la batterie qui suit, la rythmique bien rodée qui s’emballe subliminalement pour en arriver à flirter dans le capharnaüm ambiant avec une certaine arythmie à mesure que le rituel gagne en sauvagerie, le chant se faisant hululements au gré de l’hystérie des cuivres en fusion.
On n’assistera donc pas encore tout à fait à la transformation de notre orchestre nucléaire en Art Ensemble of Chicago 2.0, même si Ritual Part 2 suit le même cheminement et met bien deux minutes de soul-jazz enflammée, au sortir d’une intro solo cacochyme du père Mats, avant de se déchaîner en grand-messe païenne où les jappements suraigus et autres vibratos déments des prêtresses sus-nommées en viennent à se confondre avec les babillages névrosés du saxo.
Tantôt solennelle (Ritual Part 3, du moins au terme d’une longue intro limite harsh noise de 4 minutes bon poids), épique (la progression de Ritual Part 4 aux circonvolutions vocales complètement azimutées dont la rythmique incandescente vient finalement mourir à petit feu sur le perron d’une maison de fous) ou insidieusement feutrée (Ritual Part 5, ballade cuivres/clavier parsemée toutefois d’éclats de shrapnels électro bien sentis), la suite démontrera ainsi toute la schizophrénie protéiforme d’une formation qui sait mettre en valeur le lyrisme de ses psalmodies par le biais d’une savante cacophonie aux éclaircies saisissantes d’assurance et d’intensité lorsque les deux voix se mettent au diapason.
Le résultat ? Un nouveau chef-d’œuvre à la hauteur des géniaux Exit ! et Enter !, moins jusqu’au-boutiste peut-être mais tout aussi beau et barré.

Plutôt qu’un classement hiérarchique et exhaustif des meilleurs albums de l’année écoulée, selon moi, je vous propose une rétrospective d’une dizaine d’albums qui ont compté, suffisamment pour tenir une place dans nos sélections mensuelles.

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