Clubroot - II : MMX

1. Orbiting
2. Waterways
3. Dry Cured
4. Sjambok
5. Toe To Toe
6. Whistles & Horns
7. Running On Empty
8. Physicality
9. Dust Storm
10. Closure
11. Cherubs Cry

Sortie le : 3 mai 2010
On ne sait pas grand chose de Clubroot, sinon qu’il est londonien et admire ouvertement Burial, compatriote à la communication presque aussi opaque que la sienne. Clubroot, qui qu’il soit, fait donc du dubstep.
Toutefois, si l’auteur d’ Untrue marquait déjà les limites de ce pseudo genre hyper-codifié - ne serait-ce que par sa rythmique 2-step et son esthétique ténébreuse et futuriste - en allant aussi loin que possible dans le spleen abstrait avec ce deuxième opus unanimement acclamé comme la pierre angulaire de cette soi-disant "musique du futur" laissée sur le carreau depuis par les laborantins cosmiques du label Brainfeeder, son successeur à la hype naissante apparaît finalement plus libéré, ouvrant son deuxième album en un an sur une paire de morceaux convoquant les ombres de Lisa Gerrard et de son Dead Can Dance. La faute à ces voix féminines réduites à de simples mélopées évanescentes qui tranchent radicalement et dans le bon sens avec les agaçantes réminiscences r’n’b des voix fantomatiques d’ Untrue, sur fond de nappes immatérielles assez fascinantes.
On touchera plus loin aux pulsations organiques de Plastikman, parrain esthétique du genre au même titre que Mick Harris (Scorn) ou encore A Guy Called Gerald (dont la house plus ou moins hédoniste du tout récent Tronic Jazz : The Berlin Sessions au croisement d’une IDM saupoudrée de jazz synthétique et d’une trance en clair-obscur aurait tout autant mérité de faire l’objet d’une chronique) avec la techno minimale à forte teneur atmosphérique et anxiogène de Consumed (98) ou surtout Closer (2003), à des cordes asiatiques sur Sjambok ou arabisantes sur Dust Storm et même par moments à une certaine forme de dance éthérée dans la mouvance du Moby ambient de Play : The B-Sides, voix obligent encore une fois sur Toe To Toe, Physicality ou Cherubs Cry.
Une variation assurément moins sombre donc mais aussi moins monotone sur le plan rythmique, qui ne perd rien pour autant en homogénéité ni en densité et séduira sans nul doute les amateurs d’électro spirituelle et mélancolique.


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