L’oeil sur 2025 - 150 albums : #45 à #31 (par Rabbit)
Comme souvent avec mes classements annuels pour IRM, le format s’est imposé de lui-même : 150 albums car me limiter davantage devenait trop frustrant, et sans classification au regard des difficultés ressenties l’année précédente à devoir ranger dans des cases, toutes approximatives et malléables qu’elles puissent être, des sorties souvent inclassables. Je suis donc allé au plus simple : mes albums préférés de 2025, avec pour seule règle de n’en mentionner qu’un par artiste, à moins qu’il ne s’agisse de différents projets ou collaborations... et l’espoir cette fois encore de voir quelques-uns de ces coups de coeur frapper avec la même intensité l’un ou l’autre de nos lecteurs.
45. vi.vi.vii - We Know the Names of All the Mountains
"Le collectif 667 des ex du label Decorative Stamp jamesreindeer, James P. Honey (A Band of Buriers) et Babelfishh s’affiche au grand complet avec les compères Dug Yuck, Evak, Edison, Mildew, Home et Beastmaster sur cette collab transatlantique enregistrée en Californie, à cheval entre lo-fi plombée, mysticisme psyché et folk-rap habité. Dans l’esprit, on est quelque part dans la ligné du 2e opus de cLOUDDEAD ou de l’album d’Hymie’s Basement, sans que ce We Know the Names of All the Mountains aux nombreux intermèdes narratifs ait à rougir le moins du monde face à ces sommets de la grande époque de Mush, Lex Records et bien sûr Anticon, dont Decorative Stamp avait brillamment pris la suite au tournant des années 2010."
< avis initialement publié ici >
44. Lawrence English & Stephen Vitiello - Trinity
"Si son écurie Room40 demeure pour nous une référence absolue des musiques expérimentales versant ambient, cf. encore en 2024 cette mention en tant que label de l’année, cela faisait un petit moment que le patron Lawrence English ne nous avait plus mis à terre avec l’une de ses propres sorties. Troisième collaboration avec le musicien électronique américain Stephen Vitiello, leur première depuis l’immense Fable de 2014, Trinity retrouve le souffle qui manquait aux derniers enregistrements souvent conceptuels et austères de l’Australien, via 5 titres à la fois déstructurés, percussifs et majestueux composés chacun en collaboration avec un 3e larron, du pianiste Chris Abrahams de The Necks sur l’évanescent With Chris au regretté Steve Roden le temps d’un final électro-acoustique mélancolique et crépitant, en passant par Brendan Canty, le batteur de Fugazi dont le crescendo de tension enflamme un With Brendan incandescent."
< avis initialement publié ici >
43. Wagon Christ - Planet Roll
"Le Britannique Luke Vibert aux multiples projets et aux plus de 30 ans de carrière ne réveille son alias Wagon Christ qu’avec modération, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on n’est jamais déçu. Ici, l’ex pensionnaire de Ninja Tune est même à son meilleur ou pas loin, empiétant avec ses télescopages baroques aux beats plus proches que jamais du hip-hop instru sur le terrain du Blockhead de Downtown Science ou The Music Scene, voire sur les fééries décalées des Avalanches (Housin’), Daedelus (I’m Sorry) ou Crookram (Snatch, Wake Up). De multiples samples vocaux au feeling narratif donnent de l’impulsion à ces instrus jamais en place, à la fois cartoonesques, funky et très immersifs (Get It ?, Can’t Stop [Don’t Stop], Supagroovy), et comme on ne se refait jamais tout à fait, l’album renoue par moments avec la drum’n’bass - pour papa ? - versant mélodique (THIS) et l’IDM dopée à l’acid house (Sidney Groovey) ou aux samples rappés (Boom Bip, sur lequel plane un motif du flow de Q-Tip tiré de l’indépassable Push It Along d’A Tribe Called Quest)."
< avis initialement publié ici >
42. billy woods - Golliwog
"Le fondateur de Backwoodz Studioz demeure l’un des rappeurs les plus importants et inspirés de l’époque et l’on tient probablement là l’une de ses plus belles réussites en solo (avec, me concernant, les superbes Brass et Aethiopes). Dans un format qui lui était coutumier jusqu’à il y a encore quelques années (une vingtaine de morceaux relativement courts, entre 2 et 4 minutes pour la plupart), le MC new-yorkais entouré d’une cohorte de fidèles à la production renoue en effet avec ce qui lui sied le mieux, un hip-hop abrasif (Jumpscare), habité (BLK XMAS, l’immense BLK ZMBY), ténébreux voire hanté (STAR87, Counterclockwise), forcément minimaliste (Maquiladoras, Cold Sweat, Make No Mistake) et volontiers déstructuré (Corinthians, ou plus encore All These Worlds Are Yours et Dislocated avec le compère E L U C I D au micro), entre épouvante (Waterproof Mascara, Pitchforks & Halos) et jazz de film noir (Misery, Born Alone), qui incite naturellement les contributeurs à s’aventurer du côté obscur de la force pour un ensemble étonnamment cohérent en termes d’atmosphère par-delà ses sonorités disparates. Une claque instantanée, qui ne doit pas pour autant éclipser le vivier de plus en plus foisonnant d’un rap underground d’outre-Atlantique aussi passionnant que sous-médiatisé."
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41. NLC, Innocent But Guilty & Black Saturn - As We Used To Say
"’Life is just a remix, it’s not how you said it, it’s how you say it’ scande sur Push Play, entre rap et spoken word, le MC et poète originaire de Washington. Avec son phrasé hypnotique auquel fait écho le morceau Pass the Word avec sa catchphrase ’The vocal loop is the ultimate instrument in the 21st century’, il n’y a guère que chez Grosso Gadgetto que l’on avait pu entendre le bonhomme habiter à ce point les écrins musicaux sur lesquels il intervient, en l’occurrence à l’équilibre entre hip-hop instru, dark ambient et orchestrations capiteuses, Aloïs Lang de NLC contribuant très fortement à la singularité des productions de ses compères Julien Ash et Arnaud Chatelard grâce à ses incursions de sax darkjazz (Session, Catch The Hook) ou de violon élégiaque (le dystopique Your Ways, le magnétique Push Play). Beats au cordeau, circonvolutions cuivrées et nappes crépusculaires (Rebirth), groove downtempo et cordes impressionnistes voire presque fantomatiques (Pass The Word), envolées futuristes aux arrangements cinématographiques (Mind State), basses insidieuses et drums massifs (Fire Burn), les variations sont aussi nombreuses que subtiles au sein de ce disque qui louvoie également aux abords du trip-hop ou même de l’IDM (le désespéré As We Used To Say) et dont les morceaux s’enchaînent pourtant comme les mouvements successifs d’un même bloc narratif, tenu de main de maître par une tension de tous les instants."
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40. Isbells - And the Noise Settles
Avec ce sixième album, l’inclassable formation belge emmenée par Gaëtan Vandewoude (chant, guitare claviers) change de braquet et pour cause : le bonhomme a confié pour la première fois la production du disque à un autre membre du groupe, qui n’est autre que Chantal Acda, magicienne folk/pop/jazz (cf. l’année passée encore avec le superbe The Whale précédemment mentionné dans ce bilan) mais aussi ambient avec feu son projet Sleepingdog, deux influences qui s’entremêlent pour donner corps aux atmosphères impressionnistes, finement texturées et délicatement enluminées d’And the Noise Settles. Ici aux claviers et au chant en duo sur une poignée de titres dont le capiteux Close et le très ambient-jazz Big, Fat and Giant (avec piano et trompette - celle de Gerd Van Mulder, qui en compagnie de Christophe Vandewoude à la batterie feutrée et de Gianni Marzo à la guitare complète le line-up du groupe - engourdis par le froid comme chez les Norvégiens Arve Henriksen ou Jan Bang), la Néerlandaise offre des écrins de toute beauté, à la fois luxuriants et épurés, à son susnommé comparse et leader. Les intonations de ce dernier, toujours à la croisée d’un Bill Callahan (en plus haut perché) et d’un Dan Bejar (en moins exubérant), chantent solitude, perte et reconnexion avec une paradoxale sérénité, à l’aune de ces arrangements d’une infinie douceur auxquels participent nombre d’invités de marque, du génial Islandais Valgeir Sigurdsson au piano à Firas Al-Alwani à la clarinette (tous deux croisés sur PŪWAWAU il y a quelques années) en passant par Patricia Vanneste, ex membre du groupe de rock belge Balthazar, au violon.
39. Ujif_notfound - Postulate
"Entre le design de Zavoloka, graphiste émérite comme on sait, et la production de Kotra, c’est une véritable affaire collective que ce Postulate, dont l’intégralité du bénéfice des ventes ira à la défense civile et au support humanitaire de l’Ukraine, comme toujours avec le label I Shall Sing Until My Land Is Free. Et ça tombe bien, un peu comme pour l’impressionnant Tidbits For Worms de Gånggrift, c’est justement à un disque de résistance que l’on a affaire ici, déroulant même via ses liner notes sur Bandcamp une sorte de manuel de survie. Martial et vénéneux, entre guitares distordues et sursaturées, échardes numériques et beats à fragmentation, l’indus de l’Ukrainien frappe fort et juste, avec plus ou moins de groove menaçant (Postril), de matraquage déstructuré (No More Tears, Kashtone) ou forcené (Promova), de temporisation implacable et insidieuse (Kordon). On est parfois à la frontière de l’ambient électrique (Coda Shturm) ou futuriste (Coda Misto), du breakcore versant power electronics et clous rouillés (Catch The Gifts) voire d’une techno déliquescente de machines en révolte (Peace Your Tranquility), mais toujours avec une certaine dimension épique dont l’élan belliqueux s’échine à noyer le désespoir des assiégés dans une ultime vague de courage."
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38. Seabuckthorn - A Path Within A Path
"La sortie d’un nouveau Seabuckthorn est toujours un petit évènement, et le label breton Laaps fait désormais partie, au même titre que Lost Tribe Sound ou Whitelabrecs, des structures d’élection du Britannique dont on a suivi avec passion au fil des années l’évolution de l’American primitive guitar à une ambient élégiaque plus abstraite aux cordes frottées. Faisant la part belle au violoncelle, au saz (un luth à manche long du Moyen-Orient) et aux séquences de batterie et percus programmées, entre autres arrangements variés (cuivres, harpe ou vibraphone), A Path Within A Path s’impose d’emblée comme l’un des sommets mystiques et capiteux de la discographie d’Andy Cartwright, tutoyant le souffle cinématographique et primal de l’ancien compère de label William Ryan Fritch qu’il côtoya longtemps au catalogue de Lost Tribe Sound."
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37. Moor Mother feat. Wooden Elephant, Beethoven Orchester Bonn & Dirk Kaftan - Analog Fluids of Sonic Black Holes
"Moor Mother reprend en intégralité son meilleur album à ce jour, Analog Fluids Of Sonic Black Holes (cf. #24 de ce classement 2019) mais pour mieux le réinventer, en l’occurrence en troquant le techno-hip-hop expérimental pour une musique contemporaine pour orchestre où le spoken word revendicatif et habité de l’Américaine se frotte à des cordes et cuivres tantôt épiques, méditatifs ou dissonants. Évoquant par moments les soundtracks de Carter Burwell pour les films 90s des frères Coen ("Fargo" ou "Barton Fink" en particulier, influence évidente sur le saisissant LA92 notamment) ou une sorte de big band morbide et détraqué (Black Flight, Private Silence), les omniprésentes percussions aidant, cette relecture interprétée par le quintette Wooden Elephant et l’Orchestre Beethoven de Bonn sous la direction de Dirk Kaftan n’en met pas pour autant de côté la tension de l’original, comme en témoignent les impressionnants After Images et Master’s Clock. Chef-d’oeuvre !"
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36. Ramson Badbonez - White Rabbit
"Actif depuis une grosse quinzaine d’années dans le rap d’outre-Manche à rebours des tendances, Ramson Badbonez c’est un peu la facette débraillée du label High Focus, qui l’accueille régulièrement depuis 2013 et pour lequel le bonhomme signe ici son septième long format. Si l’opus précédent bénéficiait notamment des productions de Chemo, beatmaker récurrent pour Jam Baxter sur le même label, c’est à un autre stakhanoviste touche-à-tout du hip-hop UK que Barrington Paul a choisi de confier la mise en son de White Rabbit et bien lui en a pris : parfois un chouia répétitif en solo, Leaf Dog, frérot du talentueux Illinformed, signe ici un parfait écrin tout en samples élégants et en beats punchy et sans chichi pour le flow à la fois cool et électrisant du MC. Alternant choeurs mélancoliques (Hijack, ou Strike avec les Four Owls du patron Fliptrix) et emphase cuivrée (The Great, Soul Searching), oraison funèbre aux scratches virtuoses (More 4 Less, avec un feat. nasillard comme on aime du très bon Smellington Piff) et incursions guitaristiques frontales et efficaces à défaut d’être originales (Dirt Road, Rabbit Hole), ambiances baroques de soundtracks 60s (Stolen Scrolls) et samples soul ou jazz (Try Not To Judge, Loop Holes, Can’t Give Up), l’album ne fait jamais de sur-place et monte même plutôt en puissance, terminant sa course sur un sommet de spleen proprement désarmant (Wondaland Part. 2). Un must !"
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35. URANIUM - Corrosion of Existence
"Ce disque extrêmiste et brutal nous vient du mystérieux Américain AA, seul derrière l’entité URANIUM, dont le précédent opus Pure Nuclear Death en 2023 laissait déjà augurer du meilleur avec son espèce de black metal désintégré au harsh noise. Du haut du même petit nombre de tracks pour un durée encore plus ramassée (autour des 35 minutes), Corrosion of Existence apparaît d’emblée d’autant plus irréductible, entre ses beuglantes growl éructées par quelque chimère monstrueuse, ses riffs liquéfiés à l’acide et des rythmiques toujours implacables mais plus downtempo et déstructurées cette fois, les influences du metal indus et du power electronics prenant le dessus sur les trois premiers titres pour laisser place à une sorte de purgatoire abrasif aux radiations malsaines, qui culmine sur Concrete Tombs puis se désagrège sous nos yeux au gré des 12 minutes martelées d’un morceau-titre passant par tous les états de la matière et tous les tempi de terrorisme sonore imaginables. Grosse claque."
< avis initialement publié ici >
34. KILN - Lemon Borealis
"C’est toujours un bonheur de retrouver KILN, dont le noyau d’admirateurs transis, à en croire les nombreux soutiens sur Bandcamp, semble avoir survécu au changement d’échelle de leur passage du giron de Ghostly International à celui de l’excellent label ambient A Strangely Isolated Place. Il faut dire qu’il ne sont pas si nombreux, ces groupes de musique électronique métissée à mêler kaléidoscopes synthétiques, textures composites (voire parfois extrêmement denses, cf. Uranium Lullaby) et feeling spontané, des éléments de performances live étant même intégrés aux compos de ce 8e opus des Américains. La mosaïque irisée de la pochette parle d’elle-même : Lemon Borealis est une nouvelle preuve de cette rare capacité à accommoder la fluidité absolue d’une electronica au groove saillant et un foisonnement d’éléments en relative friction évoquant une forme tant mathématique qu’organique de collage, conséquence d’un processus d’enregistrement qui se nourrit aussi bien de programmation et de sculpture sonore que d’instrumentation analogique, avec l’idée de travailler la musique comme un canevas de couleurs aux harmonies complexes."
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33. Espen Lund - Vitnesbyrd
Forcément, dans l’exercice du bilan de fin d’année, on passe parfois derrière les copains... après leoluce pour Chat Pile & Hayden Pedigo et mangeferraille, c’est cette fois l’ami Ben qui m’aura devancé et pour cause, c’est grâce à sa chronique que j’ai découvert l’univers du Norvégien Espen Lund, actif depuis une grosse douzaine d’années au sein du quintette Yuma Sun puis en solo. Avec ces trois morceaux aux longs et intenses crescendos cuivrés quelque part entre drone et doomjazz, le trompettiste - accompagné d’un batteur, d’un saxophoniste et même d’un violoncelliste dont les nappes opaques contribuent aux chapes crépusculaires de Det Nye Jerusalem et O Tid, Dine Pyramidarn - déverse sur nos plaies son magnétisme abrasif et capiteux, tout en évitant soigneusement de trop lâcher la bride à l’électricité à l’exception de quelques minutes plus tendues aux fûts martelés sur Det Nye Jerusalem. Si l’on pense au post-rock apocalyptique de GY !BE, c’est ainsi davantage dans l’esprit que pour la structure ou le son, Vitnesbyrd évoquant plus fortement encore le Wrekmeister Harmonies de Then It All Came Down pour cette capacité à faire naître dans notre subconscient toute une mythologie de fin des temps sans pour autant verser dans le cataclysme sonique à gros sabots.
32. Cloudwarmer - We Might Even Exist Together on the Outer Fringes of Uncertainty
"Il eut fallu faire aussi long que ce triple album déguisé en compil de chutes et de faces-B des 5 dernières années pour rendre pleinement justice au talent d’Eddie Palmer, désormais seul et ce depuis plusieurs années aux manettes de Cloudwarmer. Toujours auréolés de titres évocateurs où la satire et l’humour, de préférence noir et pince-sans-rire le disputent à l’angoisse et la paranoïa, les instrus du New-Yorkais n’ont ici en effet pas grand chose à envier à ceux des meilleurs albums du projet sur cette période - The Covidians Sharpen Their Teeth, The Happening At Groom Lake et le double Gloomers / Doomers en tête. Il serait tout simplement criminel de passer à côté de cette collection de pépites en téléchargement "prix libre", l’humilité du musicien allant de paire avec son inspiration lorsqu’il s’agit de trousser des vignettes post-trip-hop aux allures de bandes originales imaginaires, qui ne pourront que taper dans l’oreille des amateurs de beatmaking organique au groove rondelet, de samples rétro singuliers, de basses assassines et d’atmosphères tantôt planantes, jazzy, futuristes ou insidieuses. Un monument !"
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31. Cole Pulice - Land’s End Eternal
"Désormais attendu de pied ferme dans nos pages tant le superbe Phantasy & Reality enregistré à quatre mains avec Lynn Avery aka Iceblink a marqué l’année 2024 des amateurs de jazz atypique aux rêveries éthérées, le saxophoniste californien Cole Pulice ne démérite pas en solo sur ce très étrange mais aussi très prenant Land’s End Eternal, dont les méditations d’une autre dimension font ici le grand écart entre hypnotisme abrasif à la Colin Stetson (Fragments of a Slipstream Dream), électro-acoustique épurée aux douces mélodies de guitare électrique (le triptyque In a Hidden Nook Between Worlds), mysticisme ambient-jazz à la croisée d’un Pharoah Sanders et de la scène norvégienne de labels tels que Rune Grammofon, Jazzland ou Hubro (In This & Every Life), et maximalisme scintillant de rêveur éveillé (After the Rain). C’est beau, absolument hors du temps et des tendances et surtout vibrant de foi en l’humanité, de quoi nous réconcilier avec le monde et dieu sait que l’on en avait bien besoin en ce moment."
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