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Diego et la douane volante

On se croirait à Sangatte sur ce blog, des étrangers plein les pages qui souvent ont du mal à passer la dernière frontière les séparant de nous. Le groupe allemand Diego s’est fait pincer par la douane volante, on ne se demande même pas pourquoi.

Ok, j’exagère un peu, car ils ont beau être bruns, s’appeler Diego, c’est quand même à Editors qu’on pense immédiatement à l’écoute des morceaux de leur second album Two sorti en fin d’année dernière. Et ce n’est pas comme s’ils étaient sans abri puisque signés sur le label Noise Deluxe, même si on peut supposer que les 5 membres du groupe attendent peut-être quelques papiers pour traverser le Rhin. Ce billet compte pour un en espérant que d’autres médias suivront.

Myspace ou site officiel, à vous de choisir.

Lien Permanent | indie le dimanche 4 janvier 2009 à 21:25

Mein Gott

Dans la série "les trous spatio-temporels", l’épisode 1 m’avait emmené sur la grande muraille de chine en compagnie de Rebuilding the Rights of Statues. Avant-hier soir, alors que j’étais tranquillement en train de pisser le long du mur de Berlin, la nouvelle a résonné dans le monde entier. Barack Obama est l’évènement afro-américain-démocrate mondial de l’année 2008. je comprends plus rien, je suis étourdi et j’écoute du rock allemand.

Il se passe des trucs bizarres quand-même, que les Dresden Dolls aient déjà repris lors de concerts en Allemagne le Eisbär de Grauzone c’est plutôt sympathique, mais que Nouvelle Vague (comme de coutume) ait saccagé le tout ça me fout hors de moi.

Tiens pour la peine, allez donc écouter le groupe 1000 Robota, passé tout récemment sur Arte, si si la sympathique émission Tracks. Signé sur le label de défricheurs Hamburgeois (ça rime avec Barack Obama si je ne me trompe) Tapete Records (pourquoi pas), le groupe chante en allemand et ça passe parfaitement bien, d’autant qu’on les compare à des groupes tels que Wire, The Fall, Klaxons.

2 vidéos sinon rien :

Hamburg Brennt extrait de leur premier EP éponyme :

...et Mein Traum, 1er single de l’album Du Nicht Er Nicht Sie Nicht déjà sorti fin septembre in deutschland :

Le monde change ou c’est moi ?

Lien Permanent | indie le vendredi 7 novembre 2008 2008 à 02:13

Pelle and Sebastian

Carton rouge pour ce jeu de mots fait par un Suédois. Oui, j’ai pas ma dose de Stuart Murdoch et ça commence à se ressentir sur mon humeur générale.

Et pourtant l’auteur des faits, Pelle Carlberg né en 1969 à Upsal (Suède), apparait peut-être bien comme mon sauveur et le prochain candidat à mon infortune. Depuis 1985, le bonhomme fait de la musique au sein de groupes dont je n’ai absolument jamais entendu parler : Amanda Om Natten, Salami, Edson et puis quoi encore ?

Depuis 2005, le voilà en solo, déjà 3 albums à son actif et hormis quelques bloggers avertis et popnews, malin celui qui aurait eu écho de l’existence d’un tel songwriter. Et puis quoi encore ?

Et bien tout simplement la raison de ce billet, exception faite de son album In A Nutshell, les pochettes d’albums de Pelle Carlberg sont vraiment loin de faire envie : son premier opus Everything Now tout d’abord, encore plus cravaté et sérieux qu’un Josh Haden sans Spain, The Lilac Time ensuite et dernier album en date cul nul devant les chevaux. On est loin, très loin d’imaginer le contenu.

Comme vous allez pouvoir l’entendre sur la vidéo ci-dessous, y’a de la pop song en pagaille, 4 enfants à nourrir, la trentaine bientôt dépassée et un Labrador en guise de label. Ou comment transformer une vie ordinaire pour le plus grand plaisir de tous.

A bon entendeur.

Site Officiel : www.pellecarlberg.se
Myspace : www.myspace.com/pellecarlberg

I Love You Imbecile extrait de In A Nutshell  :

Lien Permanent | indie le mercredi 5 novembre 2008 2008 à 01:34

Aller simple pour Copenhague

Dans le grand paysage du petit monde de l’indie rock, le Danemark est trop souvent oublié et relégué au second plan derrière la proprette Suède ou la minuscule Islande, qui forte d’une population quinze fois moins élevée que dans le pays d’Andersen, peut quand même se targuer de posséder sur son sol des artistes tels que Sigur Rós, Björk, Múm ou encore Bang Gang.

Mais le plus méridional des pays scandinaves a quand-même un argument à faire pâlir tous ces voisins. La noble et passionnante ville de Copenhague, plus connue pour sa petite sirène que pour sa production musicale. Et pourtant, non contente d’être l’une des villes les plus attractives et les plus agréables de la planète, elle possède également une concentration d’évènements culturels sans équivalent. Loin de l’image sérieuse et austère qu’on lui a parfois attribuée, Copenhague est un ville fiévreuse, comprendre par là que l’alcool coule à flot, branchée, comprendre hors de prix, résistante aux modes et décontractée, elle abrite en son sein le plus grand quartier hippie du monde, parfois très bobo, Christiannia. La plus belle ville du monde.

En parcourant la grande rue du Storget, principale artère piétonne de la capitale danoise, et ses rues adjacentes, du Quartier Latin, où la population étudiante se retrouve, à la nouvelle Place Royale où se situe le célèbre quai de Nihavn, ce ne sont pas les pubs, où nombre de groupes indie locaux se produisent ou les disquaires passionnés et passionnants qui manquent.

Surtout ne me croyez pas émissaire de l’office du tourisme de cette belle ville et je sais bien qu’une visite touristique de la coolest city in the world comme l’indique le hall de l’hôtel de ville, ne vous intéresse pas, ou du moins ce n’est pas la raison de votre présence ici. Il y a quelques noms passionnants et plus ou moins connus qui vous permettrons de situer l’agglomération sur la carte musicale. On ne parle pas ici des prétentieux, mais délicieux, Raveonettes pourtant originaires de la région mais exilés depuis bien longtemps à Los Angeles, ville dont ils chantèrent les mérites sur un Ode to L.A. parfait ( Pretty in Black , 2005). Pour rester dans les mêmes ondes vaporeuses, on leur préfèrera les incroyables Under Byen, emmenés par la ravissante Henriette Sennenvaldt, qui ferait de l’ombre à de nombreuses mannequins anorexiques et à une certaine Sharin Foo, chanteuse des... Raveonettes ! Et si on aimerait bien comprendre le jeu de mots danois, et pour le coup très restreint, qui se cache derrière le titre de leur dernier album, le fabuleux Samme Stof Som Stof (2006), on n’en a nullement besoin pour comprendre la musique de ces jeunes gens un peu trop doués. Hautement cinématique, en noir et blanc bien sûr, perdue dans la brume et dans la neige qui s’abat chaque hiver dans leur froid pays.

Et pourtant, leur musique n’est nullement représentative de cette ville chaleureuse et cosmopolite qu’est Copenhague et du caractère de ces autochtones auxquels ces adjectifs s’appliquent parfaitement. Pour cela on choisira les fabuleux Figurines, pur produit de cette ville étonnante. Révélé, enfin c’est un bien grand mot, chez nous par leur dernier opus, le jouissif When the Deer Wore Blue, leur musique est parfaite, quelque part entre Pavement et Mew, autre grande gloire locale. Pour rester dans le même registre il suffit de changer de pays et passer en Suède, séparée de Copenhague par un détroit que l’on passe à l’aide d’un tunnel sous-marin et d’un pont aussi cher qu’imposant d’une dizaine de kilomètres. Arrivé à Lund, à quelques kilomètres à l’intérieur des terres, on tombe sur la plus grande ville universitaire de Suède. 30.000 étudiants pour à peine deux fois plus d’habitants. Et son intérêt ne réside pas dans sa cathédrale gothique, par ailleurs très jolie bien que je sois plus calé en rock indé qu’en architecture du XVe, ou sa grande rue piétonne mais dans sa vie universitaire qui a notamment produit l’une des plus belles révélations de l’année, les hystériques Envelopes, sorte de Pixies scandinave des années 2000. Here Comes the Wind, et sa pochette de peintre flamand, pouvant facilement prétendre à la place de disque le plus médiatisé de l’année dans nos colonnes.

Figurines - The Air We Breathe

Ville aérée, où le vélo est roi, et au moins aussi hétérogène que les différents groupes qui gravitent dans son orbite, Copenhague propose une palette de concerts digne des plus grandes capitales mondiales. Leonard Cohen, Mogwai, The Last Shadow Puppets, Okkervil River, Xiu Xiu, The Streets, Of Montreal ou Calexico, le tout avant la fin du mois, avouez qu’il y a de quoi faire saliver ! Mais la capitale joue sur tous les tableaux à commencer par celui de... l’art, et de la pop donc, qui font bon ménage et se transforment en pop-art, au musée Louisiana où sont exposées des œuvres des deux maîtres du genre, Lichtenstein et bien sûr Warhol. Le cinéma également, le Danemark étant le pays du grand Lars von Trier et l’architecture, la ville étant un bijou dans ce domaine, alliant de manière incroyable tradition et modernité.

Pour que mon opération de propagande soit totale, une dernière chose, lorsque vous vous y rendrez, pensez à sélectionner l’option one-way ticket. Vous déménagez quand ?

Pour finir, je vous laisse en cadeau avec les talentueux Spleen United et leur My Tribe pour n’oublier personne ou presque.

Lien Permanent | Casablancas le vendredi 10 octobre 2008 2008 à 13:13

Deerhoof vous fait chanter

En attendant leur prochain album Offend Maggie, prévu en octobre chez Kill Rock Stars, les trublions nippo-américains de Deerhoof ont décidé de s’amuser un peu sur CASH Music.

Le groupe y publie les partitions de son premier single Fresh Born et vous propose d’enregistrer votre propre version. Une bonne trentaine de musiciens s’y sont déjà frottés.

La version de Deerhoof sera également postée prochainement. Tout cela se trouve à deerhoof.cashmusic.org

L’expérience est parfaitement dans l’esprit de CASH Music, plateforme en ligne lancée par Kristin Hersh et Donita Sparks (ex-L7), rejointes par Xiu Xiu, Adam Gnade, Alex Moulton, Colourmusic et aujourd’hui Deerhoof.

Pionnière de la distribution en ligne (elle a commencé à proposer des morceaux en MP3 dès 1998, et l’EP Free Music de son groupe 50 Foot Wave était proposé en téléchargement avec donation optionnelle deux ans avant Radiohead), Hersh publie ainsi chaque mois depuis près d’un an un morceau inédit de son futur album, en Flac et MP3 (donation optionnelle), accompagné des fichiers ProTools pour faire votre propre mix de la chanson.

De son côté, Xiu Xiu a par exemple posté une piste instrumentale en invitant les internautes à y poser leurs propres paroles (ce qu’a d’ailleurs fait, entre autres, Kristin Hersh), créant à partir de cette base des dizaines de chansons différentes.

"Music is not a spectator sport" a dit Steve Albini. CASH en fait un sport collectif en invitant carrément le public sur le terrain.

Lien Permanent | jediroller le lundi 1er septembre 2008 2008 à 21:00
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